Entretien avec Judith Butler

Entretien avec Judith Butler
Une interview de Judith Butler, auteure de l'essai Gender Trouble, parue dans l'Express. Merci à la personne qui a mis cet entretien en ligne.

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Le texte d'une conférence de Judith Butler (beaucoup plus ardu à lire que l'entretien) :

Faire et défaire le genre
# Posté le samedi 09 décembre 2006 19:00
Modifié le dimanche 10 décembre 2006 09:29

Féminité, virilité (et autres sornettes)

Que sont la féminité, la masculinité ou la virilité ? Ces mots sont souvent employés à tort et à travers pour désigner tout et n'importe quoi.

Feuilletez un magazine dit "féminin" : c'est à en avoir la nausée. Les mots "féminin", "féminité" reviennent à tout bout de champ. C'est aussi le cas dans les catalogues de vêtements : tout se doit d'être "féminin" pour se vendre. Quelle est donc cette mystérieuse féminité que toutes les femmes devraient soi-disant entretenir ? Nul doute que la "féminité" est tout sauf naturelle chez les femmes : sinon pourquoi lesdites femmes seraient-elles sans cesse encouragées à "être féminines" ?

Dans l'absolu, féminité et virilité ne veulent rien dire. Ce sont deux notions abstraites qui changent selon le lieu ou l'époque. Deux notions vagues et insaisissables qui enferment hommes et femmes dans des carcans sociaux. Une femme non "féminine" ou un homme non "viril" dérangent la vision stéréotypée que l'on peut avoir des hommes et des femmes. Je songe à un documentaire consacré à Judith Butler (philosophe et féministe américaine contemporaine), passé il y a quelques temps sur Arte à une heure indue ; Judith Butler y raconte une anecdote : un homme, assassiné par d'autres hommes, parce que sa manière de marcher était jugée "féminine"... Bien sûr, c'est un cas extrême. Dans la plupart des cas, cela ne va pas jusqu'à l'assassinat. Mais qui n'a jamais entendu de petite phrase insidieuse du genre : "Celle-là, c'est un vrai garçon manqué !" ou encore "c'est pas un vrai mec".

Mais pourquoi serions-nous tenus d'avoir une apparence, un comportement particulier en fonction de notre sexe ? Pourquoi, sinon pour satisfaire certaines normes absurdes de notre société, et brimer notre liberté individuelle ?

Vous aurez sans doute remarqué que j'évoque souvent Simone de Beauvoir sur ce blog. N'allez pourtant pas croire que je lui voue un culte invétéré. J'ai beaucoup d'estime pour Beauvoir, pour son oeuvre, pour son combat féministe, j'apprécie les parcelles de sa personnalité livrées par ses écrits autobiographiques. Mais je ne considère pas son essai, le Deuxième sexe, comme une espèce de Bible féministe qui contiendrait le dogme auquel tout-e féministe doit se référer. D'autres féministes ont existé (ou existent toujours !) avant et après Beauvoir, d'autres essais ont été écrits, et ils méritent tout autant notre intérêt. Je ne résiste cependant pas au plaisir de vous livrer un extrait (très ironique) du Deuxième sexe évoquant la fameuse "féminité". Un extrait encore tout à fait d'actualité.



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"Certes, la théorie de l'éternel féminin compte encore des adeptes ; ils chuchotent : "Même en Russie, elles restent bien femmes" ; mais d'autres gens bien informés - et les mêmes aussi quelquefois - soupirent : "La femme se perd, la femme est perdue". On ne sait plus bien s'il existe encore des femmes, s'il en existera toujours, s'il faut ou non le souhaiter, quelle place elles occupent en ce monde, quelle place elles devraient y occuper. "Où sont les femmes ?" demandait récemment un magazine intermittent. Mais d'abord : qu'est-ce qu'une femme ? "Tota mulier in utero : c'est une matrice", dit l'un. Cependant parlant de certaines femmes, les connaisseurs décrètent : "Ce ne sont pas des femmes" bien qu'elles aient un utérus comme les autres. Tout le monde s'accorde à reconnaître qu'il y a dans l'espèce humaine des femelles ; elles constituent aujourd'hui comme autrefois à peu près la moitié de l'humanité ; et pourtant on nous dit que "la féminité est en péril" ; on nous exhorte : "Soyez femmes, restez femmes, devenez femmes". Tout être humain femelle n'est donc pas nécessairement une femme ; il lui faut participer de cette réalité mystérieuse et menacée qu'est la féminité. Celle-ci est-elle secrétée par les ovaires ? ou figée au fond d'un ciel platonicien ? Suffit-il d'un jupon à frou-frou pour la faire descendre sur terre ? Bien que certaines femmes s'efforcent avec zèle de l'incarner, le modèle n'en a jamais été déposé. On la décrit volontiers en termes vagues et miroitants qui semblent empruntés au vocabulaire des voyantes. (...) S'il n'y a plus aujourd'hui de féminité, c'est qu'il n'y en a jamais eu".


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Jetons enfin aux orties "féminité" et "virilité", afin que les êtres de tous les sexes vivent comme bon leur semble !
# Posté le samedi 09 décembre 2006 17:28
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 14:36

La prétendue complémentarité des sexes : l'arnaque (jamais deux sans trois)

La prétendue complémentarité des sexes : l'arnaque (jamais deux sans trois)
Au concept d'égalité, certains petits malins préfèrent celui de "complémentarité". C'est peut-être le lieu commun le plus répandu qui soit sur les hommes et les femmes. "Les hommes et les femmes sont complémentaires", dit-on. Ah bon ? Complémentaires en quoi ? Pourquoi ? Complémentaires, c'est tout, faut pas chercher à comprendre. C'est bien pratique, ça évite de penser : il suffit de chanter, la bouche en coeur, les bienfaits de la bienheureuse complémentarité des sexes pour obtenir sans trop se fatiguer les neurones l'approbation (presque) générale.

Complémentaires en quoi, dis-je ? J'ai beau chercher, je ne vois pas. Je vois surtout dans cette histoire de complémentarité une manière particulièrement vicieuse de repousser l'égalité totale. Homme dehors, femme dedans, homme au travail, femme au foyer, homme dans le jardin, femme dans la cuisine, ô la belle complémentarité, la fameuse "égalité dans la différence" (sauf que dans l'histoire il y en a toujours un qui est le plus égal des deux, allez savoir pourquoi...).

Le credo principal brandi par les défenseurs de la sacro-sainte "complémentarité", c'est le sexe. Pénis, vagin, on met le zizi dans le minou, et miracle, ça rentre ! Ne serait-ce pas une preuve inconstestable de leur complémentarité ? demandent les fameux défenseurs, un sourire victorieux aux lèvres.

Que nenni. Pourquoi la sexualité (ou plutôt les sexualités) se résumerait-elle au coït, sous prétexte que ledit coït permet la reproduction (ah, voilà un autre argument des "complémentaristes" : un homme et une femme peuvent faire un bébé, donc ils sont complémentaires ! ou comment transformer des êtres humains en machines à enfanter ! Ce ne serait pas un peu réducteur, par hasard ?) ?

Autre excuse bidon : l'amour ! Les hommes et les femmes seraient soi-disant complémentaires parce qu'ils peuvent s'aimer. Ah bon ? Et l'homosexualité, ça n'existe pas ? (certains complémentaristes prétendent répondre à cette question épineuse avec la solution homophobe de la facilité : "ben voui mais l'hétérosexualité c'est mieux que l'homosexualité puisque les hommes et les femmes sont complémentaires", ou comment tourner en rond autour de la même idée sans bouger d'un iota. Ou, pour citer ma prof de lettres de terminale - oui, je la cite souvent mais elle m'a fourni beaucoup de matière - : "bien sûr que deux hommes ou deux femmes peuvent être heureux ensemble, mais un homme et une femme c'est quand même ce qu'on a fait de mieux !" Sans commentaire...). Et l'amitié ? Parce que si les hommes et les femmes sont complémentaires, comment se fait-il que deux hommes ou deux femmes puissent être ami-e-s ? Comment se fait-il que l'amitié homme-femme soit impossible aux yeux de certain-e-s ? Il y a là quelque chose qui m'échappe.

Je le répète encore une fois : les hommes et les femmes ne sont pas deux troupeaux de ruminants, ni des pièces de jeux de construction ou de puzzle qui s'imbriquent parfaitement. Nous sommes tous et toutes, malgré les divers conditionnements que nous subissons, des être uniques. Cessons donc de croire à cette prétendue "complémentarité" qui fait de nous des stéréotypes grossiers. Franchement, ça ne vous vexe pas qu'on puisse prétendre que certain-e-s imbéciles ont fatalement des points communs avec vous sous prétexte qu'ils ou elles appartiennent au même sexe que vous ? Moi, si.
# Posté le samedi 28 octobre 2006 14:03
Modifié le lundi 24 décembre 2007 18:57

L'instinct maternel : l'arnaque (encore une)

C'est une légende sournoisement mise dans la tête de tous et toutes depuis l'enfance, un mensonge collectif que certaines personnes propagent sans s'interroger une seconde sur sa validité, l'invention d'un prétendu instinct dont l'existence n'a jamais été prouvée, d'aucune façon. C'est "l'instinct maternel". Pour certaines personnes il est présent chez toutes les femmes, pour d'autres seulement chez les mères (faudrait savoir ! Aucune logique, je vous dis...). Il suffit qu'une nouille étiquetée "pédiatre" comme Edwige Antier fasse la promotion de cette vaste fumisterie pour que les ardents défenseurs (et défenseuses) de ce fameux instinct maternel aient l'impression de défendre une Vérité incontestable.

Et les femmes ? Il y a celles qui ne veulent pas d'enfants, celles qui en veulent mais n'en ont pas, celles qui en ont mais n'en voulaient pas. Celles qui aiment les enfants sans en vouloir, ou en en voulant. Celles qui n'aiment pas les enfants. Celles qui ne se posent même pas la question. C'est peut-être difficile à admettre pour certains esprits bouchés, mais les femmes ne sont pas des brebis dociles pensant toutes pareil et réagissant toutes pareil. Les femmes ne sont pas plus que les hommes commandées par une prétendue "horloge biologique" impitoyable qui les sommerait de se reproduire. Qu'on cesse de coller l'étiquette "vérité scientifique" sur les clichés pour leur donner un surcroit de légitimité. Vous pourriez me dire que je n'ai pas d'arguments pour dire que l'instinct maternel n'existe pas. Mais à vrai dire, rien ne m'oblige à en avancer. La théorie de l'instinct maternel n'est basée sur rien, c'est un trou sans fin, un empire du vide. Il est absolument impossible de prouver que toutes les femmes sont douées d'un prétendu instinct maternel. Un instinct est par définition naturel et commun à une espèce. Or, vous trouverez sans peine des femmes qui ne veulent pas d'enfants, et même parfois qui ne les aiment pas. Or, un instinct n'admet pas d'exceptions. Interrogez en détail ceux et celles qui vantent les trésors de "l'instinct maternel", vous verrez que leur théorie ne repose la plupart du temps que sur une croyance populaire, un cliché courant qu'on ne cherche pas assez à disséquer. Observez des mères qui viennent d'accoucher, la manière de s'occuper des bébés ne leur vient pas plus naturellement et rapidement qu'aux hommes. Oui, les mères qui viennent d'accoucher sont parfois perdues, ahuries par ce qu'elles viennent de vivre, elles font même parfois de la dépression (oui, il existe une dépression post-naissance). Faut croire que l'instinct maternel ne leur est pas tombé dessus quand on leur a posé le bébé sur le sein.

Cela n'empêche pas pour autant l'amour. L'amour n'a rien à voir avec un quelconque instinct de mes deux (ovaires). Certains parents, pères, mères, aiment leurs enfants. D'autres non, ou pas vraiment. C'est malheureux pour les enfants de ces derniers, mais c'est la réalité. L'amour n'a rien de naturel, d'automatique ou d'instinctif. A ma connaissance, un enfant adopté n'est pas moins aimé qu'un enfant "biologique" de ses parents. Et n'est-ce pas mieux comme ça ? Si vous êtes aimé-e par vos parents, ce n'est pas par nature, mais "en plus", "par dessus le marché". D'où le titre d'un livre d'Elisabeth Badinter particulièrement instructif : L'amour en plus, que je vous conseille de lire... pour oublier toutes les légendes sur les femmes dont on vous a bourré la tête.

Un témoignage révélateur, à lire ! (ah ben il a disparu... Dommage, parce qu'il était intéressant !)

Un texte drôle qui dénonce la pression insidieuse subie par ces femmes bizarres qui ne veulent pas d'enfants... A lire absolument !
# Posté le vendredi 27 octobre 2006 07:10
Modifié le lundi 24 décembre 2007 19:01

Le cas Diam's

Le cas Diam's
Il paraît que Diam's est féministe. C'est du moins ce que se plaisent à dire les médias. Quel image peut-on avoir du féminisme pour croire une chose pareille ? Il suffit donc de constater que les filles de banlieue peuvent subir de la violence et de parler de son expérience de femme battue pour être féministe ?

D'ailleurs, s'il y a bien une chose que Diam's ne veut pas, c'est qu'on croit qu'elle est féministe. Elle le dit elle même dans l'un de ses chats :

"Féministe ? Je ne suis pas du tout féministe, je trouve même que c'est une perte de temps, je suis juste une femme qui raconte ce qu'elle connaît !". (Le chat ici)

Merci Diam's, ces gens étranges qui prennent le temps de s'investir dans une perte de temps apprécieront.

Autre extrait du chat : "Je pense avoir même gagné en féminité, j'ai compris que si tu cherchais à être un homme, on te riait au nez, il faut t'assumer".
Donc, une femme qui ne veut pas être "féminine" chercherait à "être un homme" ? Bonjour le raccourci simpliste !

Comme si cela ne suffisait pas, Diam's écrit des chansons. Et notamment "Homme femme", un chef d'oeuvre dans le genre condensé de stéréotypes, chanson destinée à la chanteuse Lynnsha et à D. Dy. Je vous laisse savourer cette perle de niaiserie :

Oh dear
Lynnsha lady

{Refrain:}
Elles sont toutes les mêmes
Ils sont tous les mêmes
Si on se rend fou
Malgré nos problèmes
C'est comme ça qu'on s'aime
C'est plus fort que nous,
Elles sont toutes les mêmes
Ils sont tous les mêmes
L'amour ça rend fou
Toujours les mêmes thèmes
Finiront en scène
C'est plus fort que nous

D DV:
Vous les femmes,
Possessives et entêtées
Vous les femmes,
Toujours en train de crier
Vous les femmes
Sans cesse en train de frimer
Vous les femmes,
Paranos et trop stressées

Lynnsha:
Vous les hommes,
Constamment en train de mentir
Vous les hommes,
Pour sortir ou pour nous fuir
Vous les hommes,
Devant un string la bête s'enflamme
Vous les hommes,
Toujours sans état d'âme

{au Refrain}

Lynnsha :
Nous les femmes,
On attend de l'affection
Nous les femmes,
Du rêve et de la passion
Nous les femmes,
On cherche à construire en tandem
Nous les femmes,
C'est pour la vie et sans problèmes

D DV:
Nous les hommes,
Sans cesse à déjouer vos vices
Nous les hommes,
A supporter tous vos caprices
Nous les hommes,
Quoi que l'on fasse ce n'est pas assez
Nous les hommes,
On veut de l'amour en paix

{au Refrain}

Lynnsha :
Sans les femmes,
Que feraient les hommes dis-moi ?

D DV :
Sans les hommes,
Que seraient les femmes dis-moi ?


Je crois que personne n'avait réussi à accumuler autant de clichés en une seule chanson. Bravo Diam's, tu fais fort.

Et n'oublions pas "Etre une femme" pour Angunn :

"Laisse mes talons aiguilles
Faire de moi une fille"
,etc...



Vous en voulez encore ? Quelques citations, sélectionnées dans des chansons de Diam's :


"mon mec se tape une autre femme ouais !

(...)

J'étais à coté de la plaque, je croyais que ton mec était intact moi.
Pas de trucs bizarres, pas de plan drague, pas de pétasses
J'croyais que ton mec était à part, qu'il parlait mariage et appart

(...)

je pouvais crever pour toi et toi t'oses baiser cette chienne !

(...)

Mais ferme ta gueule toi ! Et si tu veux parler s'te plait rhabille-toi !
Franchement t'as pas d'honneur, t'as pas honte de toi ?
Prends ton string et casse toi !
Les filles comme toi ne méritent pas plus qu'un petit bout de trottoir !

(...)

c'était bien ton gars dans les bras d'une petite pétasse

(...)

Ben ouais la vie est une garce, quand t'as décidé d'être droite

(...)

Quand ton mari a sauté toutes les michetonneuses de Paris"

Confession nocturne



"On est pareil, que des p'tites meufs qui rêvent de s'ranger
Avec le coeur, les dents qui rayent le plancher...

(...)

On n'est pas toutes en bons termes, mais on rêve toutes d'être bonnes mères,
On rêve d'être femme, on rêve d'être brave et sur la bonne voie."

Big up



"Y'a cette meuf qui vend ses fesses pour payer son loyer

(...)

Là où les femmes sont des barbares

(...)

La télé qui vous entube
Et des p'tites putes qui font des tubes

(...)

Soit t'as des couilles soit tu coule

(...)

Au fait, mesdemoiselles un peu d'sérieux
C'est quoi c'délire depuis peu j'arrête pas d'voir des michtonneuses
Honte à nous,
Honte aux femmes,
Honte à celles qui nous dégradent
Parfois dans les coulisses d'un stade ou au volant d'un cab
Donc y'a qu' des mecs qui croient qu' les femmes ne sont pas clean
On va pas s'en sortir si à 7 ans elles portent le string

(...)

Mais si tu m'aimes,
Dis moi pourquoi t'as kenn' cette chienne

(...)

Y'a des nanas qu'ont des couilles,
Qui dégomment quand tu les touchent

(...)

Alors le rap s'allège
Bientôt les femmes vont porter le slip

(...)

Trop de tabous,
Trop de mères qui n' savent plus faire fille exemplaire"

Cause à effet



J'oublie pas celles qui nous déshonorent,
Risées des gars gors
Des ragots et du sexe hard core
Celles qui ont réussi à tromper leurs aînés
Ces traînées qui ont perdu leur virginité sans aimer
J'suis pas porte parole des femmes du mouv ' moi
Celles qu'attendent après les chauds dans les chambres pour goutter au gros.
Pour goutter aux grosses voix graves
Une femme ouverte, ça se voit grave
Gare à celle qui porte plainte quand ça s'aggrave

Cruelle à vie



"J'ai beau me dire que j'ai passé l'âge des passades
Qu'il faut que je me case, car une femme c'est stable, mais nan"

Feuille blanche



"Mon mec sait prendre des risques et ne regarde pas les bitchs
Non mon mec connaît les femmes et sait bien qu'on est chiante
Qu'on gueule tout le temps pour savoir quand il rentre"

Jeune demoiselle



"T'es pas foutu d'être un homme à la maison"

Le même sang


Si Diam's est féministe, moi je suis bonne soeur !

Ca me désole de voir des jeunes filles vénérer Diam's sans avoir conscience de la violence sexiste de ses textes. Mais le plus drôle, c'est qu'il y a des féministes qui aiment ses chansons. Comique.
# Posté le vendredi 20 octobre 2006 18:53
Modifié le dimanche 27 janvier 2008 14:31