Pétition du Planning Familial

Pétition du Planning Familial
Aux côtés du Planning Familial,
défendons le droit à l'information,
à l'éducation, à la sexualité,
pour toutes et pour tous.


En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l'Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d'information, d'éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l'Etat montre sa volonté d'abandonner les missions qui sont les siennes quant à l'accueil, l'information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d'accueil et de conseil, qu'elles soient mises en oeuvre lors d'activités collectives ou d'entretiens individuels.


La suite ici




J'ajoute à la mise en évidence de cette pétition les liens de deux articles qui ont retenu mon attention sur l'excellent blog "les Entrailles de mademoiselle" :

Militer

C'est déjà ça (pour les articles insérés dans les commentaires)




Je conclurai en rappelant à l'Assemblée nationale que la politique familiale est au c½ur des préoccupations du gouvernement de François Fillon : nous y consacrons 90 milliards d'euros, 5 % de notre PIB, c'est-à-dire le double de la moyenne européenne. Cette politique porte ses fruits, puisque le taux de fécondité, en France, est le plus élevé d'Europe ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.) (Brice Hortefeux, mercredi 4 février 2009)




Et pendant ce temps-là... Le Figaro stigmatise les avortements de "confort"...

La pénurie annoncée de praticiens de l'avortement ne serait pas uniquement liée à un problème de restructuration hospitalière ou de renouvellement de génération, mais au désinvestissement de professionnels qui se posent de plus en plus de questions face à la consommation» de l'IVG. C'est en tout cas ce qu'observe le Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d'éthique médicale de l'université Paris-Descartes. «Beaucoup de professionnels, qui ne sont pas du tout des militants pro-vie, changent aujourd'hui de regard après avoir trop vu de glissements sur la pratique, explique-t-il. À l'origine, les indications d'un avortement impliquaient une détresse matérielle ou psychologique de la femme, elles sont aujourd'hui plus de l'ordre du confort, ce qui n'est pas dans l'esprit de la loi.»
(...)
Selon lui, la révision des lois bioéthiques doit précisément être l'occasion, non pas de remettre l'IVG en cause, mais de repenser son accès et la façon dont ses indications sont posées.

On peut lire dans les commentaires :

La réalité de l'avortement est profondément douloureuse, je ne connais pas une seule femme autour de moi qui y ait eu recours sans en éprouver de regret. J'ai du mal à comprendre cette idée de "confort"...!! Peut-être que l'idéologie (et idéalisme...) défendue dans les années de la loi s'est éteinte devant les ravages engendrés, que l'on peut constater aujourd'hui ?


Bon alors, petits rappels :

- interrompre une grossesse n'est pas une question de "confort". Comment peut-on être assez inconscient, ou mépriser assez les ressentis des femmes, pour déclarer que le refus d'une grossesse, d'un futur enfant est une question de "confort" ? Ouh, les vilaines, regardez comme elles tiennent à leur confort, elles veulent pas de petits nenfants ! Bouh ! Elles n'avortent pas comme il faut, les vilaines, il faut les rappeler à l'ordre, non mais !

- un avortement n'est pas forcément douloureux ou regretté. Qu'on arrête de culpabiliser les femmes ayant avorté parce qu'elles ne passent pas par la douleur et les regrets obligatoires...


Certes, c'est le Figaro... rien de bien surprenant ! Mais qu'on ne se méprenne pas : vous trouverez toujours des gens de gauche pour vous dire que l'avortement, c'est une épreuve difficile et qu'il vaut mieux l'éviter, le limiter, pour le bien des femmes.

# Posté le samedi 14 février 2009 16:24

Modifié le samedi 28 février 2009 09:05

Rachida Dati, affreuse mère indigne

Elle revient au travail tout de suite ? C'est une mauvaise mère ! Elle prend du temps ? Ah, voyez bien qu'on peut pas compter sur les meufs ! Comme d'habe, pile on perd, face on gagne pas.

Isabelle Alonso



Je suis d'accord avec Isabelle Alonso. Quand je lis des remarques sur le Web du style : "C'est honteux, un enfant a besoin de sa mère, en plus elle remet en question le droit au congé maternité !", j'ai envie de hurler.
Si Rachida Dati avait pris un congé maternité, il y aurait eu des abrutis pour expliquer doctement : "Son cas prouve que les femmes ne pourront jamais être les égales des hommes, puisque les femmes sont susceptibles de partir en congé maternité alors que les hommes non, blablabla...".

Sans parler du titre récemment publié par Marianne : "Rachida Dati, pourquoi les femmes la détestent". Ben oui, toutes les femmes pensent pareil, réagissent pareil, c'est bien connu. On ne va quand même pas commencer à penser que les femmes ont des opinions personnelles, sont différentes entre elles, voire s'opposent les unes aux autres (ah si, elles se "crêpent le chignon", mais pour des trucs futiles de fifilles), ça compliquerait tout !
Rachida Dati, affreuse mère indigne

# Posté le lundi 26 janvier 2009 08:41

De l'intérêt d'avoir un corps bien dans les normes

De l'intérêt d'avoir un corps bien dans les normes
Conversation entendue entre deux jeunes femmes :

"Les mecs, ils ne se rendent pas compte de tous les efforts qu'on fait pour eux. Se faire épiler, ça fait trop mal ! J'aimerais bien qu'ils fassent pareil !
- Ouais, mais se retrouver avec une nana au lit c'est pas terrible".

(Je précise d'ailleurs que la jeune femme se plaignant des douleurs de l'épilation a évoqué des anecdotes personnelles : sa "moustache" qu'elle a rasée après un commentaire de son petit ami, et une remarque indélicate de son père à propos de petits poils dans le cou : "Ah, mais c'est dégoûtant, tu vas m'enlever ça". De son père. Si, si)





Cette semaine mon programme télé me donne des conseils pour avoir de beaux seins :

Oubliez le crawl, la brasse papillon, les sports collectifs brutaux (rugby ou volley) et l'aérobic. Enfin, évitez toute forme de pression qui endommage les tissus, comme porter des charges trop lourdes.
(...) Parfois la chirurgie esthétique est indispensable.




A part ça j'ai reçu deux commentaires sympathiques sur mon article évoquant l'épilation :


Expéditeur : Moralisateur

Commentaire envoyé le : lundi 19 janvier 2009 17:52


Une bonne grosse chagatte poilue ! ça, mesdames, c'est le meust ! alors ? les camionneuses ? on se grignotte la biscotte ? Allez, je vous embrasse sur, ou sous vos poils délicats de combattante de la liberté féminine ! Ahahah !




Expéditeur : flo

Commentaire envoyé le : lundi 19 janvier 2009 17:52

Feministe ou pas, les poils c'est ignoble !



(Marrant, les deux commentaires envoyés le même jour à la même heure... Quel hasard !).

Oui c'est vrai, les poils c'est ignoble... Et tes cheveux, ils sont ignobles aussi ?

# Posté le samedi 24 janvier 2009 15:50

Modifié le lundi 26 janvier 2009 06:53

Devinette

Dans une bibliothèque où je vais fréquemment, il y a deux toilettes, pour hommes et pour femmes. Où sont situées les toilettes pour enfants (avec des cuvettes plus petites) ?

Réponse : dans les toilettes des femmes.



(Vous visitez toujours régulièrement ce blog et je vous remercie pour votre fidélité. J'ai peu de temps pour le tenir à jour en ce moment mais je continue bien entendu à lire et valider vos commentaires. A plus tard...)

# Posté le lundi 27 octobre 2008 13:52

...

Non, je ne veux pas fumer un joint ou boire un verre avec toi. Non, je ne veux pas que tu m'attrapes l'épaule comme si on était en couple alors que je ne te connais pas. Je m'en fous bien de savoir si tu me trouves jolie ou pas, si mes seins te conviennent ou pas, si tu me juges baisable ou pas, si tu as remarqué que j'avais un soutien-gorge ou pas. Je ne veux pas que tu m'attendes non loin de chez moi pour me saoûler encore, ni que tu me regarde dans le centre commercial avec de grands yeux de chien battu sous prétexte que tu m'as fait un compliment. Je ne veux pas faire semblant que cela me fait plaisir, je n'ai rien demandé après tout. Tu m'imposes ton compliment et tu voudrais en plus m'imposer une réaction. Non, je ne veux pas te dire comment je m'appelle, et si je t'ai lâché mon vrai prénom d'un ton excédé c'est parce que je mens très mal. Je veux simplement pouvoir marcher tranquillement le jour, le soir, la nuit dans les rues sans craindre d'être importunée (importunée et non accostée) par des hommes à qui je ne réclame rien. Est-ce trop demander ?

Les femmes ne font jamais ça avec les hommes. Cela ne marche que dans un sens. (Est-ce que cela se fait entre femmes ou entre hommes dans la rue, je n'en sais rien, mais j'en doute : hétérocentrisme oblige...). C'est un rapport de pouvoir dont bien des hommes usent, en se sentant parfaitement dans leur droit.

[Malheureusement cet article m'a été inspiré par plusieurs expériences récentes de ce genre (avec des hommes différents)].

# Posté le samedi 27 septembre 2008 15:44